Reconstitution d'un procès des assises par la classe de 2nde10 : l'affaire Clara Vissante

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01. la Cour d AssisesLe 20 janvier 2026, au théâtre du LFM, la classe de 2nde10 a interprété un procès d’Assises dans le cadre de l’AP Justice. Chaque élève a écrit son propre rôle s’initiant ainsi au droit, à l’argumentation juridique et à l’éloquence en public. Nos journalistes vous proposent un résumé de l’affaire criminelle :

Le monde des réseaux sociaux pleure la disparition de Clara Vissante, influenceuse suivie par des millions d’abonnés, décédée après une tragédie au scénario irréel. Obsédée par l’image qu’elle renvoyait, Clara venait de subir une opération de chirurgie esthétique chez le Dr Hervé Tuste. Déçue du résultat, elle confie son désarroi à ses abonnés, dévoilant une détresse dissimulée derrière les filtres et les sourires.

Parmi ses fans, il y a Théo Ptimiste, un jeune stagiaire hospitalier, fasciné par la star depuis le collège. Lorsqu’il voit la vidéo Tok Tok de l’influenceuse pleurant sur son opération ratée, il l’encourage avec un message sibyllin : “la vengeance t’apaisera”. Magie, Clara le contacte enfin ! Elle s’intéresse à un puissant anesthésiant, le Popotol. Elle lui demande de lui en fournir. Il cède sans réfléchir. Quelques jours plus tard, l’influenceuse empoisonne son chirurgien à l’aide d’un café au Popotol, avant de chuter mortellement dans les escaliers. L’autopsie du docteur révèlera une dose létale du médicament dans son sang. Théo Ptimiste a donc comparu seul le 20 janvier 2026 pour complicité d’empoisonnement par guet-apens. Et en droit français le complice encourt la même peine que l’auteur !

Théo se défendit en expliquant que la passion avait aveuglé le garçon timide qu’il était à l'époque, qu’il s’était laissé manipulé par Clara. Il dit aussi qu’il la voyait souffrir et que c’était pour cela qu’il s’était permis de voler le Popotol à l’hôpital, pour soulager ses douleurs fessières ! En conclusion, il a fait passer l’amour avant la loi. Le jury n’a cependant pas été sensible au pathos du jeune homme le condamnant à 10 ans d’emprisonnement et à l’interdiction définitive d’exercer la médecine. On ne badine pas avec le serment d’Hippocrate.

Par ce verdict sévère la cour a souhaité démontrer combien les réseaux sociaux nous éloignent du réel, poussant à l’obsession du corps parfait, à la perte d’identité et parfois à l’irréparable. Derrière les écrans, les “likes” et les filtres, il y a toujours une vie — et des conséquences bien réelles. Comme Théo vient de l’apprendre.

Écoutez la reconstituion des faits et revivez ce procès en photos ci-dessous :

 

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