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Projet « Gestion de l'eau » en classe de 2nde

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Article rédigé par M. Rossignol, professeur de Sciences Économiques et Sociales

Les arguments et le déroulement

L'élément principal est le programme de SES, dans lequel la question de l'eau peut être intégrée à plusieurs niveaux : dans l'étude de la production et de ses modalités (types d'entreprises, moyens de production...), des déterminants de la consommation (eau en bouteille et eau du robinet, prix et demande...), et enfin de la pollution et des moyens d'y remédier. En étudiant la gestion de l'eau, les élèves peuvent mieux cerner la répartition des rôles entre acteurs (administrations gestionnaires et produisant de la réglementation, entreprises productrices, différentes formes de consommation de l'eau – agriculture, activités domestiques, activités industrielles...) et ainsi insérer les connaissances de cours dans l'environnement institutionnel concret dans lequel ils vivent.

On a commencé avec l'étude de la consommation et des modes de consommation économes en eau (et leur motif), pour ensuite passer à l'étude des producteurs (en prenant l'exemple de Canal Isabel II, et de ses récents changements de statut) et de la production (notions de coûts de production, de consommation intermédiaires). Les ateliers sur le jeu Watagame (deux heures pour l'ensemble des élèves des deux classes) se sont intercalés entre l'étude de la consommation et celle de la production.

Grâce à l'expérience des ateliers enfin, nous avons abordé les question de la complémentarité entre les mécanismes marchands et la régulation étatique – complémentarité qui s'exprime notamment par la collaboration des acteurs. La visite des installations d'El Atazar et de Torrelaguna a fermé le cycle, afin que les élèves prennent bien conscience de la géographie de leur zone d'habitation et des contraintes et possibilités qu'elle offre.

Le projet espérait enfin aborder deux autres aspects de l'enseignement : l'orientation et l'Éducation civique, juridique et sociale.

Les commentaires

D'abord, un grand merci à l'Institut Français et aux Classes du Patrimoine, à Claire Vagogne et Pascale Gallier pour les ateliers, à Nathalie Knight pour le soutien de la Mission E3D du LFM, à Christophe Dardel et Nils Richard.

Les élèves ont, disons-le d'entrée, été enchantés. Les ateliers ont été vifs et animés, et riches d'interventions et de réactions. Les séquences de cours et de travaux dirigés ont permis d'enrichir le sens des réflexions amorcées sur l'eau « propre » et l'eau « sale », la compétition pour l'eau, ou la pollution en général. Enfin la visite du barrage d'El Atazar et de la centrale hydroélectrique de Torrelaguna a donné sens aux connaissances abordées en classe relatives à la production et à ses moyens.

Cela dit, on peut améliorer encore l'efficacité du dispositif en procédant à plusieurs changements. Concernant les ateliers, ce peut être un jeu que les élèves poursuivent sur plusieurs séances, permettant ainsi de mettre en œuvre les différentes modalités plus complexes (taxes, barrages...). La question de la gestion de l'eau aurait dû d'ailleurs être davantage reliée à des faits actuels et proches de conflits autour de l'eau – mais j'ai préféré l'étude d'une entreprise plus consensuelle, et j'ai aussi manqué de temps pour intégrer une étude du conflit de Sivens, pourtant à l'origine du projet pour moi.

Mais du point de vue du professeur, il y a des regrets plus déterminants. D'abord que pour un tel projet, l'horaire de l'enseignement d'exploration de SES (1h30 par élève) soit nettement insuffisant. Il est indispensable que plusieurs disciplines mettent leur heures dans la balance – mais alors se pose la contrainte de la conformité aux programmes : la solution passerait par l'AP, en classe de 1re notamment. Le second regret est que la visite de CanalEduca soit trop marquée scientifique et technique : ce n'était pas le point de départ du projet, ni son axe principal. Du coup les élèves ont mal ressenti le décalage entre ce qu'ils voyaient, ce qu'on leur montrait, et ce qu'ils étaient venu apprendre. Et d'ailleurs, la partie orientation du projet a nettement pâti de l'absence de personnel sur place, aux installations visitées. Mais la visite d'installations me paraît néanmoins essentielle pour saisir in situ ce qu'est la production d'eau.

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